Une opinion en peu provoquante avec coup de gueule assorti.
Publié : 07 juil. 2011, 02:06
Réponse à Madjes qui met un post en commentaire sur mon blog. Je n’ai pas de forum.
http://www.fxprotechnics.eu/2011/07/06/moody%e2%80%99s/
Pour le moment, les marchés se rassurent par les mesures prises en Europe aux USA et au Japon.
Cependant, les marchés finiront par sanctionner à nouveau les incertitudes et les errements.
Le problème est comparable à celui des vêtements trop étroits. Je ne sais pas quelle est la première couture qui va craquer, ni quand. Mais le vêtement doit craquer dans trois mois, six mois ou plus.
En Europe, aux USA, au Japon, les autorités politiques et monétaires paient des dettes avec de nouvelles dettes c’est l’évidence. Ce système de gestion porte en lui sa propre fin. Les décideurs ne pourront pas indéfiniment garantir le remboursement des dettes par de nouvelles dettes garanties via la taxation, les privatisations. La pression fiscale et les privatisations ont aussi leurs limites. La gaffe actuelle est de garantir le remboursement des dettes des banques par des états. C’est-à-dire toi, moi et tous les autres qui nous ressemblent.
Les marchés vont acheter à bon prix le patrimoine de l’état grec. Dans les autres pays (Portugal, Irlande, Espagne, etc.), les privatisations vont se mettre en place plus moins discrètement et les marchés seront heureux. Ils ont de quoi manger.
Les grand groupes ne paient pas de taxes ou très peu et, donc, ne remboursent pas la dette. (Voir les impôts du CAC 40. http://www.fxprotechnics.eu/2011/07/06/ ... as-lourds/ ) Les banques ne font pas faillite parce qu’on nous fait peur en affirmant que c’est impensable et que notre appauvrissement serait insupportable. Personne ne dit que l’insupportable en question c’est trois à cinq ans maximum (sans vacances, sans consommation effrénée, avec un pétrole et des matières premières couteuses, un euro bon marché, l’obligation de vivre sur la production nationale, locale ou européenne, une baisse du niveau de vie – on retourne au niveau d’il y a cinquante ans, ce n‘est pas mortel -, un chômage qui explose pendant un an, etc.). Le temps que l’économie réelle reprenne ses droits. La faillite des banques ne fait pas disparaître l’économie réelle et ne fait pas disparaître la monnaie. Elle remet les compteurs à zéro et met au travail un certain nombre d’actionnaires rentiers. (Les rentiers aiment mettre au travail !)
Quand les marchés n’auront plus rien à s’approprier à bon compte et que les états auront maximisé la pression fiscale, réduit les prestations sociales, le marché explosera.
Voilà, en deux mots, et en simplifiant beaucoup ce que je pense.
J’ajouterai que le marché explosera quand les nantis se seront réorganisés, se seront aménagés une porte de sortie.
Exemple pour illustrer(C’est le même discours en France et ailleurs): aux USA, 45 % de l’économie est aux mains de 2 % de la population. Les proportions sont du même ordre dans les autres pays de l’OCDE. Dans les pays en développement, je dirais que 80 % des richesses sont aux mains de 2 % de la population. Ce sont ces 2 % - là qui décident en démocratie et s’organisent pour sauvegarder leurs privilèges. Ils nous disent, par exemple, via les Républicains des USA : nous taxer ne sert à rien, nous sommes trop peu nombreux. 45% des richesses bien taxées, cela rembourse bien me semble-t-il. Ils disent aussi : si on nous taxe, alors on ne peut plus investir. C’est gag aussi. (De plus, les taxes prélevées permettent aux états d’investir dans le collectif). Ils ne vont pas mettre les milliards de dollars sous un matelas dans la chambre à coucher. Ils sont, en fait, condamnés à investir. Ne pas investir, c’est pour eux (comme pour nous), s’appauvrir. C’est pour cette seule raison, d’ailleurs, qu’ils investissent depuis des dizaines d’années.
Le marché n’est pas mûr pour exploser tout de suite, mais il explosera. La vraie crise n’a pas commencé. Elle est pour demain.
C'est dommage, je n'arrive jamais à être court. Désolé. Et pourtant, je suis très incomplet et un peu décousu. Enfin, j'espère m'être fait comprendre
http://www.fxprotechnics.eu/2011/07/06/moody%e2%80%99s/
Pour le moment, les marchés se rassurent par les mesures prises en Europe aux USA et au Japon.
Cependant, les marchés finiront par sanctionner à nouveau les incertitudes et les errements.
Le problème est comparable à celui des vêtements trop étroits. Je ne sais pas quelle est la première couture qui va craquer, ni quand. Mais le vêtement doit craquer dans trois mois, six mois ou plus.
En Europe, aux USA, au Japon, les autorités politiques et monétaires paient des dettes avec de nouvelles dettes c’est l’évidence. Ce système de gestion porte en lui sa propre fin. Les décideurs ne pourront pas indéfiniment garantir le remboursement des dettes par de nouvelles dettes garanties via la taxation, les privatisations. La pression fiscale et les privatisations ont aussi leurs limites. La gaffe actuelle est de garantir le remboursement des dettes des banques par des états. C’est-à-dire toi, moi et tous les autres qui nous ressemblent.
Les marchés vont acheter à bon prix le patrimoine de l’état grec. Dans les autres pays (Portugal, Irlande, Espagne, etc.), les privatisations vont se mettre en place plus moins discrètement et les marchés seront heureux. Ils ont de quoi manger.
Les grand groupes ne paient pas de taxes ou très peu et, donc, ne remboursent pas la dette. (Voir les impôts du CAC 40. http://www.fxprotechnics.eu/2011/07/06/ ... as-lourds/ ) Les banques ne font pas faillite parce qu’on nous fait peur en affirmant que c’est impensable et que notre appauvrissement serait insupportable. Personne ne dit que l’insupportable en question c’est trois à cinq ans maximum (sans vacances, sans consommation effrénée, avec un pétrole et des matières premières couteuses, un euro bon marché, l’obligation de vivre sur la production nationale, locale ou européenne, une baisse du niveau de vie – on retourne au niveau d’il y a cinquante ans, ce n‘est pas mortel -, un chômage qui explose pendant un an, etc.). Le temps que l’économie réelle reprenne ses droits. La faillite des banques ne fait pas disparaître l’économie réelle et ne fait pas disparaître la monnaie. Elle remet les compteurs à zéro et met au travail un certain nombre d’actionnaires rentiers. (Les rentiers aiment mettre au travail !)
Quand les marchés n’auront plus rien à s’approprier à bon compte et que les états auront maximisé la pression fiscale, réduit les prestations sociales, le marché explosera.
Voilà, en deux mots, et en simplifiant beaucoup ce que je pense.
J’ajouterai que le marché explosera quand les nantis se seront réorganisés, se seront aménagés une porte de sortie.
Exemple pour illustrer(C’est le même discours en France et ailleurs): aux USA, 45 % de l’économie est aux mains de 2 % de la population. Les proportions sont du même ordre dans les autres pays de l’OCDE. Dans les pays en développement, je dirais que 80 % des richesses sont aux mains de 2 % de la population. Ce sont ces 2 % - là qui décident en démocratie et s’organisent pour sauvegarder leurs privilèges. Ils nous disent, par exemple, via les Républicains des USA : nous taxer ne sert à rien, nous sommes trop peu nombreux. 45% des richesses bien taxées, cela rembourse bien me semble-t-il. Ils disent aussi : si on nous taxe, alors on ne peut plus investir. C’est gag aussi. (De plus, les taxes prélevées permettent aux états d’investir dans le collectif). Ils ne vont pas mettre les milliards de dollars sous un matelas dans la chambre à coucher. Ils sont, en fait, condamnés à investir. Ne pas investir, c’est pour eux (comme pour nous), s’appauvrir. C’est pour cette seule raison, d’ailleurs, qu’ils investissent depuis des dizaines d’années.
Le marché n’est pas mûr pour exploser tout de suite, mais il explosera. La vraie crise n’a pas commencé. Elle est pour demain.
C'est dommage, je n'arrive jamais à être court. Désolé. Et pourtant, je suis très incomplet et un peu décousu. Enfin, j'espère m'être fait comprendre